L’éthique du Club
Le nom du dojo reflète une éthique chère au club: "La Voie du Guerrier Sage"
Bushido signifie « La Voie du guerrier » dans le sens spirituel (le « Dao » des Chinois), c'est-à-dire qu’emprunter la Voie du Guerrier signifie embrasser une éthique tournée vers la sagesse, la volonté, la patience, la persévérance et l’humilité.
Il s’agit d’un code de vie enseigné par le bouddhisme : sous sa forme la plus pure et la plus ancienne, le Bushido exige de ses pratiquants qu'ils jugent efficacement le moment présent par rapport à leur propre mort, comme s'ils n'étaient déjà plus de ce monde.
C’est le code du vrai samouraï : un code strict qui exige loyauté et honneur jusqu'à la mort.
Il s’agit donc de chasser toute idée d’égocentrisme et de méchanceté afin de réagir correctement face aux différentes épreuves qui jalonnent toute une vie.
Ainsi, comme la tradition orientale le souhaite, il convient de vivre l’instant présent et de se rapprocher d’un état qui nous rend véritablement disponible et nous délivre des angoisses du quotidien.
« Pendant la combat et dans la vie de tous les jours, soyez résolu mais calme. Faites face à la situation, sans tension ni insouciance, l'esprit ferme mais sans parti pris. Même si votre esprit est calme, ne laissez pas votre corps se détendre et, quand votre corps se détend, ne laissez pas votre esprit se relâcher » Miyamoto Musashi.
« Rien n'est plus souple et plus faible que l'eau, mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse et rien ne saurait la remplacer. La faiblesse a raison de la force; la souplesse a raison de la dureté. Tout le monde le sait mais personne ne peut le mettre en pratique » (Lao Tseu, De la Vertu).
« Lorsqu'on fait une erreur, il ne faut pas hésiter à la corriger. Faire une erreur et ne pas la corriger, c'est cela la véritable erreur.» Takeda Nobushige
Il y a 3 siècle avant JC, Tchouang Tseu écrivait:
"L'amour de la science, des inventions et des innovations est responsable de tous les maux du monde. Préoccupés d'apprendre ce qu'ils ne savent pas, les hommes désapprennent ce qu'ils savent. Préoccupés de critiquer les opinions des autres, ils ferment les yeux sur leurs propores erreurs.
De là, un désordre moral se répercute au ciel, sur le soleil et la lune, sur les monts et les fleuves, dans l'espace médian, sur les quatre saisons, et jusque sur les insectes qui grouillent et pullulent à contre temps.
Tous les êtres sont en train de perdre la propriété de leur nature. C'est l'amour de la science qui a causé ce désordre... On s'est habitué à préférer une politique verbeuse et fallacieuse, au non agir franc et loyal. Ce sont les bavards, sages, politiciens, rhéteurs, qui ont mis le désordre dans le monde".
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